La scoliose

Nous parlons de scoliose quand certaines vertèbres du rachis ont réalisé un déplacement les unes par rapport aux autres dans les trois plans de l’espace (frontal, horizontal et sagittal). Cette modification est permanente.

Elle est détectée le plus souvent par le médecin généraliste, l’ostéopathe ou les parents.

Elle est présente davantage chez les femmes que chez les hommes et se développe le plus souvent entre 0 et 20 ans.

La formation d’une scoliose n’est pas forcement accompagnée de douleur de dos, elle se fait souvent ressentir lors des poussées de croissance.

A l’examen clinique, on observe une gibbosité (bosse à droite ou gauche sur les cotes s’il s’agit d’un scoliose dorsale) lorsque le patient se penche en avant jambes tendues. Il existe également la présence d’une épaule plus haute que l’autre voir d’une jambe plus haute que l’autre.

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Sur les clichés radiologiques, les épineuses des vertèbres ne sont plus alignées verticalement les unes par rapport aux autres de par la rotation du rachis dans le plan horizontal. L’angle de la scoliose peut ainsi être calculée.

Pour maintenir le regard à l’horizontal, elle est souvent compensée par les vertèbres sus- ou sous-jacentes et forme alors un « S ».

Elle peut donc avoir différentes formes :

  • C (non compensée par les vertèbres sus et sous-jacantes)
  • S (compensée par les vertèbres sus et sous-jacantes

 

L’attitude scoliotique ou scoliose posturale n’associe quand à elle aucune rotation des corps vertébraux à l’inclinaison. La gibbosité n’apparaît donc pas lors de l’enroulement du rachis. Ce n’est qu’une adaptation à un déséquilibre postural. Celle-ci sera réductible et se corrige en position couchée.

Il faut néanmoins savoir que si la cause d’une attitude scoliotique n’est pas traitée, celle-ci pourra se transformer en une scoliose vraie.

 

La scoliose peut donc être localisée à différents niveaux du rachis :

  • lombaire
  • dorsal
  • cervical
  • à cheval sur deux courbures

 

Les causes sont diverses :

  • Idiopathique, soit sans cause organique identifiée, (70% des scolioses)
  • Génétique (maladie des os de verre, maladie de Duchenne…)
  • Métabolique (ostéoporose le plus souvent)
  • Congénitale (fusion de deux vertèbres)
  • Traumatique
  • Anatomique (différence de longueur de jambe, déformation du thorax, hyperlaxité…)
  • Infectieuse (sondylodiscite, abcès para-vertébraux…)
  • Hormonale (ostéoporose suite à la ménopause)
  • Neurologique (maladie de Friedreich, poliomyélite…)
  • Positionnelle (acquise chez l’adulte le plus souvent)

 

Plus elles débutent tôt, plus elles ont un risque d’évoluer. Il peut y avoir des conséquences cardio-respiratoires voir neurologiques dans les cas les plus évolués.

 

Traitement d’une scoliose :

– L’ostéopathie : Le but est de redonner de la mobilité au rachis et de travailler sur les effets secondaires de la scoliose (douleur d’épaule liée à la présence d’une bascule de la ceinture scapulaire, douleur en bas du dos liée à la bascule du bassin). L’ostéopathie permet d’améliorer le confort de vie du patient. Elle a également un rôle préventif, surtout chez les enfants, et permet la détection des attitudes scoliotiques qui sont encore corrigeables.

– La rééducation : La kinésithérapie musculaire et/ou respiratoire, méthode Mézières pour les muscles spinaux. Le renforcement musculaire réalisé par le kinésithérapeute est souvent indispensable à la stabilisation voir réduction de la scoliose.

– La podologie : si différence de longueur de jambe il y a, le port de semelles orthopédiques permettra de stabiliser le bassin et la progression de la scoliose chez l’adolescent.

– Orthopédique : le corset a pour but de corriger les déformations existantes et de permettre une évolution plus harmonieuse du rachis durant le reste de la croissance osseuse.

– Chirurgical : à l’aide de tiges de contention.

 

Conseils :

  • favoriser la natation (notamment le crawl et le dos)
  • faire des étirements pour le dos (voir article:  Etirements du dos)
  • limiter le travail debout
  • limiter les ports de charge d’autant plus ceux asymétriques

Si vous avez des questions n’hésitez pas à contacter votre ostéopathe de Lieusaint / Carré Sénart Aurore Anceaux au 06 86 79 88 35.

 

Les torticolis

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On parle de torticolis quand on est sujet à avoir une douleur aigue au niveau des cervicales liée à la contracture des muscles du cou et associée à une perte de mobilité du cou. Le blocage est le plus souvent musculaire et touche en particulier le SCOM (Sterno-cléido-occipito-mastoïdien) et les trapèzes.

On constate une inclinaison de la tête d’un coté avec une rotation de la tête du coté opposée à l’inclinaison.

Les torticolis peuvent apparaître de façon ponctuelle (suite à un mauvais mouvement…), de façon post-traumatique (chute, accident de voiture…) ou de façon récurrente/ chronique ( en cas de certaines pathologies comme l’arthrose ou infections buccales, ORL, état grippal …).

Suite à un traumatisme, il sera peut être nécessaire de réaliser des examens complémentaires de la zone pour vérifier son intégrité.

Il faut noter que les torticolis touchent davantage les femmes notamment après 35 ans et ménopausées.

Les causes sont multiples :

  • musculaire
  • articulaire
  • nerveuse
  • psychique
  • congénital

NB: Chez le nourrisson, le torticolis est peut être du à un raccourcissement des fibres musculaires de part sa position in-uéro ou tout simplement lié au traumatisme de l’accouchement (micro-traumatisme de la tête et des cervicales sur le bassin de la maman lors des contractions, utilisation de forceps / ventouses…)

Quelles solutions ?

  • Se reposer
  • Appliquer du chaud pour relâcher les muscles
  • Prendre des antalgiques et/ou des anti-inflammatoires sous prescription de votre médecin généraliste.
  • Consulter votre ostéopathe afin de rétablir le bonne mécanique des cervicales et éviter une récidive grâce à sa prise en charge globale.
  • En cas d’arthrose : Eviter les sports à choc ou vibrations et réaliser du renforcement musculaire auprès de votre kinésithérapeute pour stabiliser votre cou.
  • Le port d’une minerve peut également vous soulager se façon transitoire.
  • Chez le nourrisson, une prise en charge manuelle (ostéopathe et/ou kinésithérapeute) permettra d’éviter l’apparition de plagiocéphalie et d’acquérir une bonne rotation de tête.

Attention !

Si votre torticolis s’accompagne de vertiges,vomissements, fièvre, confusion, perte de force dans les bras voir paralysie ou encore d’une douleur dans la poitrine aigue => vous devez consulter votre médecin généraliste OU les urgences en première intension afin de réaliser des examens plus approfondis.

Si vous avez des questions n’hésitez pas à contacter votre ostéopathe de Lieusaint/ Carré Sénart Aurore Anceaux au 06 86 79 88 35.

 

Le syndrome de l’essui glace ou de la bandelette ilio-tibiale

 

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Vous êtes coureurs ou handballeurs le plus souvent lorsqu’une douleur face externe du genou survient. A quoi est due cette douleur? Que faire pour y remédier ?

Le syndrome de l’essui glace consiste à un frottement du fascia du tenseur lata. Ce muscle part du bassin pour se terminer sous forme de bandelette tendineuse sur la partie haute du tibia. Il se crée une inflammation du tendon, lors d’un effort répétitif de flexion de genou, se manifestant par une douleur face externe de genou.

Cette douleur survient le plus souvent au bout de quelques minutes d’entrainement (tout dépend de l’intensité du frottement exercé) et entraine souvent l’arrêt de l’activité de part la douleur. Si le syndrome n’est pas pris en charge, la douleur apparaitra de plus en plus rapidement lors de l’effort.

 

Les origines possibles :

  • des entrainements trop intenses ou répétés
  • une mauvaise attaque du pied lors de la course, saut ou marche
  • le terrain d’entrainement : montés et descentes sollicitent davantage les genoux tout comme les sauts répétés…
  • une prise de poids

 

Quels sont les gestes à adopter pour aller mieux :

  • Ralentir les séances d’entrainements
  • Glacer le genou afin de calmer l’inflammation tendineuse.
  • Réaliser des étirements pour favoriser une meilleure récupération musculaire
  • Vérifier l’état de vos chaussures de sport
  • Consulter votre ostéopathe afin de faire un bilan sur votre posture et de lever les contraintes mécaniques (le plus souvent) exercées sur vos articulations
  • Votre médecin généraliste pourrait être amené à vous prescrire des anti-inflammatoire en fonction du degrés de la douleur et des séances de kinésithérapie (massages, ultrasons…)
  • Faire un bilan podologique si besoin (semelles usées…)

 

Il est conseillé de ralentir voir d’arrêter l’activité sportive temporairement afin que la cicatrisation du tendon se face le mieux possible. La reprise du sport se fera progressivement et sans douleur.

 

Si vous avez des questions n’hésitez pas à contacter votre ostéopathe de Lieusaint / Carré Sénart Aurore Anceaux au 06 86 79 88 35.

Céphalées / Migraines peuvent être soulagées par l’ostéopathie

 

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Elles touchent davantage les femmes que les hommes.

 

Les Migraines 

 

10 à 15% de la population Française est touchée par les migraines. Une personne sur deux soufrant de migraines ne consultent pas et vie avec ses « maux de tête ». La fréquence des crises est variable d’un individu à un autre.

 

La migraine se localise de façon unilatérale (un seul coté), elle est pulsatile, modérée ou sévère. Elle peut durer de 4 à 72H et être accompagnée de nausées, vomissements, sensibilité à la lumière (photophobie), sensibilité au bruit (phonophobies) et aux odeurs (osmophobies). Elle s’accompagne plus rarement d’auras (champs visuel perturbé). Les migraines se manifestent toujours au même endroit contrairement aux céphalées.

 

Il existe néanmoins d’autres types de migraines. Certaines sont en rapport avec le cycle hormonal, on parle de migraines cataméniales. Elles sont souvent déclenchées suite à a chute d’œstrogène avant les règles.

 

Enfin certaines migraines peuvent venir de la vue, on parle de migraines ophtalmiques. Elles sont souvent dues à une perturbation vasculaire ou à une faiblesse des muscles oculaires (origine travail devant écrans…). Elles se manifestent par une sensation de tiraillement des yeux, barre au niveau du front ou des tempes. Un bilan chez l’ophtalmologue est également souhaité afin de vérifier le niveau de vue et la fonctionnalité de l’œil (presbytie, myopie, hypermétrope, glaucome…).

 

Les céphalées

 

Elles sont souvent bilatérales, se manifestent en barre au niveau du front, au niveau des tempes, au niveau de la base du crane ou encore peut diffuser en casque de chaque coté du crane.

 

Les céphalées peuvent être de différents types :

  • Liées à des blocages mécaniques (articulaires et / ou musculaires) notamment au niveau des cervicales (Névralgie d’Arnold) qui diffusent en casque sur la tête. La cause peut être diverse : travail devant ordinateur, accident de voiture avec coup du lapin, chute sur le tête, arthrose cervicales…
  • Liées à des blocages psychosomatiques souvent lié au stress, anxiété ou un choc émotionnel…
  • d’origine alimentaire : lorsque certains organes sont sollicités de façon inhabituelle, ils peuvent manifestés leur dysfonctionnement par des maux de tête. Il est donc important de ne pas faire l’impasse sur l’hygiène alimentaire.
  • d’origine allergique : pollens, acariens, certains médicaments…
  • diverses causes : inflammation dentaires (caries..), fibromyalgie, hypertension, maladie de Horton (inflammation de l’artère temporale..), troubles ORL (sinusites, otite..)…

 

95% des céphalées sont bénignes mais en cas de fièvre, convulsions, apparition brutale et intense de maux de tête, nausées/vomissements, perte de poids ou d’appétit, troubles neurologiques (paralysie, amnésie, troubles de l’élocution, vertiges) consultez rapidement votre médecin généraliste voire les urgences.

 

Quelles solutions ?

 

En cas de migraines, se reposer dans un espace noir et calme est la meilleure solution.

Votre médecin généraliste peut vous prescrire des antalgiques comme le paracétamol ou anti-inflammatoire sans cortisone comme l’aspirine. Un traitement de fond peut même être envisagé en fonction de l’évolution des crises ainsi que des examens complémentaires plus approfondis.

L’ostéopathie, de part ces techniques crâniennes, musculaires, articulaires, fasciales et viscérales, pourra vous soulager et vous donner quelques conseils afin de diminuer la fréquence de la survenue des crises.

Les tisanes de camomille (feuilles séchées) ou de saule blanc (écorce) soulageront les « maux de tête » notamment dues à leurs vertus antalgiques.

Diffusez quelques gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée deux fois par jours durant une heure ou appliquer 2 gouttes pures sur les tempes et le front (attention aux yeux !!) ou encore imprégnez de la menthe poivrée sur une compresse humide que vous posez sur votre front.

Une bonne hydratation est importante surtout l’été et se protéger du soleil pour éviter une insolation.

Evitez le chocolat, l’alcool (vin blanc), les fromages (roquefort, brie, camembert), la charcuterie, le gibier, les poissons fumés, les harengs, les aliments contenant du glutamate à un taux important (plats chinois et certaines sauces) et certains fruits (avocats, framboises, bananes, pamplemousses, tomates…).

Favorisez les huiles de colza, de lin, de noix, les poissons gras et la consommation de menthe (en infusion ou directement parsemée sur le plat) et de gingembre (en infusion).

Attention à la consommation de cafés ou de thés qui peuvent soient traiter « les maux de tête » soient les déclencher.

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Si vous avez des questions, n’hésitez pas à contacter votre ostéopathe de Lieusaint / Carré Sénart Aurore Anceaux au 06 86 79 88 35.

Douleurs de mâchoire – Serrements de dents, que faire ?

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Les douleurs au niveau de la mâchoire sont fréquentes puisqu’elles concernent plus de la moitié de la population.

Elles peuvent être de différents types : musculaire, articulaire, ménisco-capsulo-ligamentaire et/ou nerveuses.

 

La présence de douleurs au niveau de la mâchoire peut avoir plusieurs origines :

  • Infections dentaires : caries, alvéolites, abcès, gingivites, parodontite…
  • Malocclusion : édentation, dysfonctions linguales…
  • Traumatismes directes (luxation articulation temporo-mandibulaire (ATM)) ou indirecte (entorses cervicales) qui sont à l’origine d’un décentrage de l’ATM
  • Hyperlaxité ligamentaire (chez la femme peut être liée à la sécrétion d’oestrogènes)
  • Pathologies : fibromyalgies, troubles endocriniens (hypothyroïdie), certains troubles du sommeil (orthèse d’avancée mandibulaire chez les personnes ayant de l’apnée du sommeil)…
  • Déformations osseuses (dysmorphoses dento-maxillaires)
  • Mouvements demandant une ouverture de bouche maximale forcée ou prolongée (manger des pommes ; bailler ; intubation ; opération des végétations, dents de sagesse ou amygdales sous anesthésie générale)
  • Certaines attitudes posturales liées à la présence de récepteurs posturaux au niveau de l’ATM.
  • Facteurs environnementaux : stress, anxiété…

 

Il faut savoir que lorsque l’on sert des dents la nuit de façon involontaire, en dehors des périodes de mastication ou de déglutition, on parle de bruxisme. Ce serrement ou grincement de dents se produit le plus souvent la nuit pendant le sommeil mais parfois aussi en journée. Lorsque l’on sert des dents la nuit, la douleur se fera principalement ressentir le matin au réveil.

 

Voici quelques symptômes que l’on peut retrouver en cas de douleurs de mâchoire et qui peuvent nécessiter un bilan dentaire ou ostéopathique :

  • bruits : craquements, crépitements
  • ressauts
  • douleurs au niveau de la mâchoire : en avant de l’oreille (ATM) et/ou des muscles manducateurs, sensibilité des dents.
  • limitation d’ouverture de bouche
  • cervicalgies
  • céphalées/ migraines
  • otalgies
  • sommeil non réparateur (fatigue au réveil)

 

La présence d’un mauvais fonctionnement de la mâchoire ne s’accompagne cependant pas toujours de douleurs mais il est important de le détecter pour en limiter les effets secondaires sur le long terme.

 

En effet, on peut constater plusieurs conséquences lors d’un mauvais fonctionnement de la mâchoire ou serrement/grincement des dents:

  • usure des dents (émail, dentine) voire fracture
  • sensibilité des dents au changement de température notamment au contact du froid, elle sera augmentée
  • problèmes articulaires de la mâchoire (blocages répétitifs de la mâchoire)
  • difficultés à s’alimenter de part la limitation d’ouverture de bouche et les douleurs qui peuvent accompagner le mouvement d’ouverture et de fermeture de la bouche

 

La prise en charge peut être multiple face à ces troubles :

  • Avoir une bonne hygiène dentaire ainsi qu’une brosse à dent adaptée et un dentifrice approprié.
  • La pose d’une gouttière (sous conseil de votre chirurgien dentiste) permettra de limiter l’usure dentaire.
  • Au niveau alimentaire : éviter tous les aliments durs qu’il faut croquer ou qui nécessite une ouverture de bouche importante (pommes, sandwich).
  • Eviter le contact dentaire en dehors des périodes de restauration : mastications de chewing-gums, se mordiller les lèvres, les ongles ou les joues…
  • Réalisation de massage par le patient des muscles de la mâchoire
  • Relaxation, sophrologie, yoga…
  • Un bilan chez votre ostéopathe pour qu’il vérifie si votre problème de mâchoire est :
    • Un problème local : dans ce cas il utilisera plusieurs techniques (intra-buccales et extra-buccales) qui permettent de relâcher les muscles du système manducateur et aussi de stimuler certains nerfs. Cela permet de décomprimer les articulations temporo-mandibulaires qui peuvent devenir douloureuses sur le long terme, secondairement à cette impaction, voir entrainer une limitation d’ouverture de bouche et des douleurs à la mastication.
    • Un problème postural : un déséquilibre postural peut modifier la position des cervicales et ainsi la contraction des muscles cervicaux et des muscles du cou (hyoïdiens) se répercutant secondairement sur la fonction de la mâchoire.
  • En cas de sommeil non réparateur, maux de tête au réveil, somnolence diurne, ronflements quotidiens très sonores pouvant s’accompagner de pauses respiratoires pendant le sommeil, de réveils nocturnes pour aller uriner : allez consulter un pneumologue afin de faire un bilan de votre sommeil.

 

Si vous avez des questions n’hésitez pas à contacter votre ostéopathe de Lieusaint / Carré Sénart Aurore Anceaux au 06 86 79 88 35.

 

 

Qu’est ce que la constipation ? Que faire pour stimuler son transit?

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La constipation touche une personne sur cinq et d’avantage les femmes (une sur deux).

On parle de constipation lorsque l’on a un retard ou une difficulté à évacuer les selles.

Elle devient chronique à partir du moment où elles sont inférieures à 3 fois par semaine sur une période de plus de 6 mois. Les selles sont dures, sèches et difficiles à évaluer. Les vraies constipations peuvent être alternées de diarrhées.

 

Les facteurs peuvent êtres multiples :

  • environnementaux :
    • sédentarité (chez les personnes âgées +++),
    • se retenir d ‘aller aux toilettes quand on est au boulot ou à l’école.
    • déplacements (vacances, voyage d’affaires…)
    • lié à l’alimentation (déshydratation, alimentation non équilibrée)
    • stress
  • lié à un état passager : une grossesse
  • anatomique (un colon trop long et/ou trop large : dolichocôlon et/ou mégacôlon)
  • à un traitement médicamenteux (maladie de parkinson, HTA, dépression…)

 

La présence d’un ralentissement des contractions de la paroi intestinale entraine une stagnation des selles, et, un dessèchement de la paroi intestinale favorise la formation de selles sèches et dures qui deviennent difficiles à évacuer.

 

Symptômes :

Ballonnements, sensations de pesanteurs, perte d’appétit liée au gavage, douleurs au niveau du ventre, modification du rythme et de la consistance des selles…

 

Conséquences :

A long terme, cela peut être à l’origine d’hémorroïdes, liées à l’augmentation de la pression au niveau de l’abdomen. Si les selles ne sont plus éliminées ou très peu, dans les cas extrêmes, on peut voir apparaître une occlusion intestinale.

 

Conseils :

  • En cas de ballonnements, évitez les aliments qui fermentent (choux, flageolets, haricots blancs…), évitez les repas riches en graisse ou épicés.
  • Evitez les féculents qui mettent plus de temps à être digérés (pâtes, riz, pommes de terre…)
  • Favorisez les aliments riches en fibres (légumes verres, les fruits frais ou secs, le pain complet, les céréales, la salade…)
  • Bonne hydratation 1,5L d ‘eau à 2L
  • Favoriser la marche qui stimule la motricité intestinale
  • Manger à des horaires fixes en prenant le temps qu’il faut
  • Ne pas s’acharner à pousser trop fort aux toilettes (risques d‘hémorroïdes…)
  • Les laxatifs (qui augmentent soit la contractilité de la paroi intestinale, soit la présence de gaz favorisant l’évacuation des selles, soit qui maintiennent les selles humides…évitez les laxatifs irritants)
  • Enfin, une prise en charge par votre ostéopathe peut favoriser l’élimination des selles par la stimulation du péristaltisme intestinale.

Vous devez consulter votre médecin généraliste en cas de l’apparition brutale d’un constipation ou de son aggravation récente !!!

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Si vous avez des questions, n’hésitez pas à contacter votre ostéopathe Aurore Anceaux au 06 86 79 88 35.

 

 

 

La Sciatique chez la femme enceinte ! Que faire ?

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Qu’est ce qu’une sciatique ?

Il s’agit d’une compression d’une ou plusieurs racines nerveuses en bas du dos (L4/L5 ou L5/S1).

Quels signes vont être perçus ?

atteinte de la racine nerveuse L4/L5 : la douleur part du bas du dos, descend face latérale de cuisse puis face latérale du mollet et peut se prolonger vers le grand orteil.

– atteinte de la racine nerveuse L5/S1 : la douleur part du bas du dos, descend face postérieure de cuisse puis au niveau du mollet et peut se prolonger le long du pied vers le petit orteil.

Vous pouvez ressentir des douleurs musculaires (crampes, courbatures) de par l’innervation des ses racines envers certains muscles mais aussi des douleurs liées à l’irritation sensitive du nerf (fourmillements, engourdissements, brûlure). La douleur reste le plus souvent localisée au niveau du dos, de la fesse voir de la cuisse.

Pourquoi est-elle fréquente chez la femme enceinte ?

Au cours de la grossesse, il s’opère un changement au niveau des courbures rachidiennes. Le ventre s’arrondie de plus en plus et le développement du fœtus engendre une augmentation de la courbure des lombaires en extension. La position du bébé à droite ou gauche ainsi que la prise de poids progressive, viennent augmenter la pression au niveau des lombaires inférieurs d’où la possibilité d’un pincement/étirement transitoire des nerfs.

Comment soulager cette sciatique ?

En période de grossesse, les anti-inflammatoires sont tout à fait contre indiqués. D’autres solutions vont être envisagées :

  • Des exercices d’assouplissements pour votre dos. Ils peuvent être réalisés chez vous ou avec l’aide d’un kinésithérapeute. (ref : voir exercices avec ballon pour détendre les lombaires: Etirements du dos (cervicales, dorsales, lombaires), du thorax et des abdominaux)
  • Une prise en charge ostéopathique ayant pour but de travailler en décompression les zones restreintes (lombaires, bassin…) ainsi que le système digestif et/ou les organes du petit bassin si besoin. Un examen complet du corps sera également réaliser au cours de la consultation.
  • En cas de crise aigue, le port d’une ceinture de grossesse peut vous soulager
  • L’utilisation d’un coussin d’allaitement pour dormir : il vous permet de caller votre ventre et de faire reposer votre cuisse sur le coussin
  • Garder une petite activité physique : essayer de marcher un peu tous les jours
  • Sous acceptation de votre praticien/médecin, en cas de crise (décharge dans le membre inférieur) vous pouvez appliquer du froid en bas du dos une dizaine de minutes.

Ce qu’il faut éviter :

  • porter des talons hauts (ils vont augmenter la courbure en extension des lombaires)
  • ne pas porter de charges lourdes
  • plier les genoux lorsque l’on se baisse
  • s’asseoir pour s’habiller (tout du moins pour mettre le pantalon et les chaussures !)
  • en position assise, éviter de croiser les jambes

Si vous avez des questions n’hésitez pas à contacter votre ostéopathe Aurore Anceaux au 06 86 79 88 35.

Etirements du dos (cervicales, dorsales, lombaires), du thorax et des abdominaux

LE RACHIS

 

Etirements des cervicales et dorsales supérieures (trapèze, SCOM, scalènes, angulaire de la scapula, semi-épineux, splénius …):

Les muscles latéraux du cou:

Pour étirer le coté droit : En position assise, faire tomber son bras droit en dehors de la chaise le long du pied de chaise puis faire une inclinaison de tête gauche (opposée au bras tombé). L’inclinaison de tête peut être réalisée sans mise en tension initiale (les épaules détendus).  Au cours de l’inspiration, on maintient la position et lors de l’expiration, on gagne en inclinaison de tête. On peut gagner en inclinaison de tête en s’aidant de la main gauche (celle du bras non tombé).

=> Pour augmenter l’étirement, pencher le tête en avant en abaissant le menton et faire une rotation de tête du coté du muscle à étirer (c’est a dire du coté du bras tombé).

Les muscles antérieurs du cou:

Amener la tête en légère extension et réaliser des inclinaison droite puis gauche associées à des rotations droites et gauches de la tête (SCOM et Scalènes ++).

Les muscles postérieurs du cou :

Amener la tête en avant en abaissant le menton (flexion de tête) de façon centrée. Au cours de l’inspiration, on maintient la position et lors de l’expiration, on gagne en flexion de tête. On peut s’aider des mains pour gagner doucement en flexion de tête. Il peut être ajouter à la flexion de tête des rotations d’un coté puis de l’autre.

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Etirements des muscles des dorsales moyennes, inférieures et des lombaires (long dorsal, grand dorsal, trapèze, masse sacro-lombaire, carré des lombes…): 

1er étirement: Se mettre à quatre pattes, faire le dos rond, puis descendre les fesses vers les talons. Au cours de l’inspiration, on maintient la position et lors de l’expiration, on gagne dans la descente. Au début de l’exercice de descente, les muscles lombaires seront étirés puis en descendant ce sont ceux des dorsales. A la fin, faire glisser les mains vers l’avant en gardant les fesses sur les talons.

 

2ème étirement:Se mettre sur le dos puis amener les genoux vers la poitrine. Au cours de l’inspiration, on maintient la position et lors de l’expiration, on cherche à reprocher les genoux du thorax. Vous devez sentir que ça tire dans le dos.

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3ème étirement: Si vous avez un ballon (pour les femmes enceintes +++), s ‘asseoir sur le ballon. Les fesses partent vers l’arrière naturellement de telle sorte que le bas du dos est arrondi. Chercher à faire rouler le ballon vers l’avant, les cotés et l’arrière (ou faire des petits ronds) sans faire bouger vos pieds du sol afin de relâcher les muscles des lombaires.

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LE THORAX

 

Région latérale du tronc (intercostaux, grand dorsal, carré des lombes):

Cet étirement peut être réalisé assis ou debout. Etendre le bras du coté des muscles à étirer et induire une inclinaison du tronc contro-latéralement au coté étiré. Au cours de l’inspiration, on maintient la position et lors de l’expiration, on gagne en inclinaison. En position debout, on pourra gagner davantage en inclinaison.

 

LES ABDOMINAUX

 

Etirements des grands droits :

S’allonger vous sur le ventre, se mettre en appui sur les mains et se redresser doucement en expirant. Sur l’inspiration, on maintient la position et sur l’expiration, on se redresse jusqu’à sentit un étirement progressif au niveau des abdominaux. Amener la tête vers l’arrière doucement pour augmenter le paramètre d’étirement des abdominaux.

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Etirements des grands et petits obliques :

Pour les obliques du côté gauche : S’allonger sur le coté droit et plier la jambe gauche au dessus de la jambe tendue au sol. On laisse la jambe gauche reposer au sol, si elle ne touche pas on peut s’aider avec la main droite en maintenant le genou gauche vers le bas. Etendre le bras gauche vers l’arrière et tourner la tête vers la gauche comme sur la photo. Au cours de l’inspiration, on maintient la position et lors de l’expiration, on allonge la main gauche sur le sol tout en maintant le genou gauche vers le sol. Faites le même exercice de l’autre côté.

obliques

Transverse de l’abdomen:

Se mettre à quatre pattes, expirer en rentrant le ventre puis inspirer en gonflant le ventre, votre transverse est ainsi étiré.

transverse

Les étirements des membres inférieurs

Voici les étirements des membres inférieurs avec les schémas pour bien les réaliser!

Bons étirements!

Membres inférieurs

Le muscle psoas-iliaque : se mettre en fente avant en pliant une jambe et en mettant le genou à terre de l’autre coté. Déporter son corps vers l’avant avec la jambe fléchie devant en gardant le dos bien droit. Vous devez sentir que ça tire au niveau de l’aine de la jambe arrière.

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Le quadriceps : s’appuyer contre un mur pour ne pas perdre l’équilibre. Attraper le pied ou la cheville du coté de la jambe fléchie. Amener progressivement le talon vers les fesses et vers l’arrière. Vous devez sentir que ça tire sur la face antérieure de la cuisse. Gagner progressivement dans ces paramètres.capture-decran-2016-11-29-a-15-18-40

Muscles abducteurs de cuisse (dont le piriforme et les fessiers):

Schéma de gauche (1 et 2): Cet étirement peut se faire comme sur le schéma la jambe au sol fléchie (1) ou aussi jambe tendue (2). Les abducteurs à étirer sont situés du coté de la jambe plier, pied au sol. Chercher à gagner en amenant le genou de la jambe plier du coté opposé à la hanche. Vous devez sentir que ça tire dans la fesse.

Schéma de droite (3): Allonger sur le dos, plier la jambe d’un coté et chercher à amener le genou près du corps pour étirer les fessiers.

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Muscles Adducteurs:

Schéma de gauche: debout, déporter son corps (tout en gardant le dos droit) sur une jambe en la fléchissant et garder la deuxième tendue. Vous devez sentir que ça tire face interne de cuisse.

Schéma de droite: assis, fléchir les deux jambes de tel sorte que les pieds se regardent. Chercher à écarter les genoux en les amenant vers le sol.

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Muscles Ischio-Jambiers:

Schéma de gauche : à plat sur le sol, étendre une jambe et plier l’autre. Chercher à se pencher en avant et à attraper son pied si possible. Si le pied est attrapé, on peut rapprocher la pointe du pied vers la jambe (flexion de cheville) pour étirer le mollet.

Schéma de droite : debout, mettre son talon sur une barre/table, jambe à l’horizontal. Chercher à plier la jambe tendue, pied au sol afin de garder le dos droit et détendre au maximum la jambe sur-élevée qui reste tendue.

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Muscle Triceps sural ou « mollets »: 

S’appuyer contre un mur une jambe en avant fléchie et une postérieure tendue. Garder le talon au sol du coté de la jambe tendue et fléchir la jambe devant doucement. Vous devez sentir que ça tire au niveau du mollet du coté de la jambe tendue.

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Muscles Jambiers antérieurs:

Mettre ses jambes tendues au sol à genou. Poser doucement ses fesses sur ses talons. Si la position est inconfortable pour pouvez étirez les jambiers antérieurs vous pouvez le faire debout, dans la meme position que pour le quadriceps, en prenant la jambe par le pied (et non la cheville) et amener le pied vers les fesses (en extension).

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Muscles de la voute plantaire:

Chercher à rapprocher la pointe des pieds vers la jambe.

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Si vous avez des questions, n’hésitez pas à contacter votre ostéopathe de Lieusaint / Carré-Sénart Aurore Anceaux au 06 86 79 88 35.

Les étirements des membres supérieurs

Voici les étirements en schéma en cas de doute !

Membre supérieur

Chaine antérieure (pectoraux, biceps, avant-bras) : Appuyez l’épaule et la main contre un mur. Réaliser une rotation du tronc opposée à la main touchant le mur. Gardez le dos bien droit.capture-decran-2016-11-27-a-23-22-14

Triceps sural:  Plier le coude et élever le bras. Chercher à amener le coude vers l’arrière.

 

Muscles face antérieure de l’épaule (sub-scapulaire, grand pectoral, grand dorsal, grand rond, deltoide faisceau antérieur):

S’allonger sur le lit et faire glisser son bras vers l’arrière dans le vide, main pendante, le coude plier.

Muscles face postérieure de l’épaule (infra-épineux, petit rond, deltoïde faisceau postérieur, rhomboïde):

En position debout, garder le bras à l’horizontale et l’amener vers le dedans. Gagner progressivement en amenant le bras vers le dedans. En pliant le coude, vous étirerez davantage le rhomboïde (muscles entre rachis dorsal et omoplate).

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Etirements des muscles fléchisseurs de l’avant bras sur le bras: Tendre le bras avec le coude en extension et la paume de main vers le ciel. Amener la main vers le bas et étirer doucement.

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Etirements des muscles extenseurs de l’avant bras sur le bras: Tendre le bras avec le coude en extension la main regardant vers le sol. Amener la main vers le bas et le petit doigt et étirer doucement.

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Etirements main: Amener la main vers le bas et étirer doucement puis vers le haut et étirer doucement.

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