L’aponévrosite plantaire

Qu’est-ce que c’est ?

Elle désigne une inflammation de l’aponévrose plantaire qui est un tissu fibreux présent sous la peau de la plante du pied, s’insérant au niveau du talon (calacenéum) et se continuant jusqu’aux orteils.

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Pourquoi s’inflamme-t-elle ?

Plusieurs facteurs sont possibles :

  • une sursollicitation des muscles : gestes répétitifs/manutention, course à pied, athlétisme, marche…
  • la formation d’une épine calcanéenne sur le talon suite à un déséquilibre postural, course à pied, origine alimentaire…
  • un affaissement des arches internes ou externes du pied (innée ou acquise avec l’âge par une hypotonie ou hypertonie des muscles)

 

Quels sont les rôles de cette aponévrose plantaire ?

  • la propulsion du pied
  • l’amortissement du pas
  • le soutien qui permet une stabilisation des genoux, du bassin et de la colonne vertébrale par prolongement.

 

Comment la diagnostiquer ?

  • une échographie permettra de mettre en évidence la présence ou non de l’inflammation de l’aponévrose plantaire
  • une radiographie permettra de voir s’il y a une épine calcanéenne

 

Quels traitements ?

  • D’un point de vu mécanique, s’il s’agit d’un simple déséquilibre postural, une prise en charge ostéopathique peut vous soulager. L’ostéopathe va rechercher la cause du déséquilibre, relâcher les tensions de la face plantaire du pied et lever les adaptations pour éviter la récidive et l’apparition d’autres douleurs secondaires.
  • Le port de semelles orthopédiques peut être envisagée (notamment s’il y a la présence d’une épine calcanéenne, d’un affaissement d’un des arches du pied ou d’une différence de longueur de jambe) afin d’éviter la récidive.
  • La kinésithérapie permet de renforcer et de rééduquer la zone si elle est fragilisée (massages, électro-stimulation, cryothérapie…).
  • En complémentarité, une prescription d’anti-inflammatoires et de myorelaxants peuvent être prescrits par votre médecin généraliste. Des infiltrations peuvent être envisagées en seconde intention.
  • Les étirements du pied et mollets vont également vous apporter un bien-être (je vous laisse consulter l’article sur Les étirements des membres inférieurs )
  • La réalisation d’un strapp ou K-taping par votre ostéopathe ou kinésithérapeute peut être bénéfique sur le cours terme dans le but de réduire la traction de l’aponévrose et donc l’inflammation. Il favorise également le drainage des tissus en ce qui concerne les bandes de K-taping.
  • Le port de chaussures souples avec une bonne semelle est la base d’un bon déroulement du pied.

 

Si vous avez des questions n’hésitez pas à contacter votre ostéopathe de Lieusaint / Carré Sénart Aurore Anceaux au 06 86 79 88 35.

 

 

 

 

 

 

La scoliose

Nous parlons de scoliose quand certaines vertèbres du rachis ont réalisé un déplacement les unes par rapport aux autres dans les trois plans de l’espace (frontal, horizontal et sagittal). Cette modification est permanente.

Elle est détectée le plus souvent par le médecin généraliste, l’ostéopathe ou les parents.

Elle est présente davantage chez les femmes que chez les hommes et se développe le plus souvent entre 0 et 20 ans.

La formation d’une scoliose n’est pas forcement accompagnée de douleur de dos, elle se fait souvent ressentir lors des poussées de croissance.

A l’examen clinique, on observe une gibbosité (bosse à droite ou gauche sur les cotes s’il s’agit d’un scoliose dorsale) lorsque le patient se penche en avant jambes tendues. Il existe également la présence d’une épaule plus haute que l’autre voir d’une jambe plus haute que l’autre.

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Sur les clichés radiologiques, les épineuses des vertèbres ne sont plus alignées verticalement les unes par rapport aux autres de par la rotation du rachis dans le plan horizontal. L’angle de la scoliose peut ainsi être calculée.

Pour maintenir le regard à l’horizontal, elle est souvent compensée par les vertèbres sus- ou sous-jacentes et forme alors un « S ».

Elle peut donc avoir différentes formes :

  • C (non compensée par les vertèbres sus et sous-jacantes)
  • S (compensée par les vertèbres sus et sous-jacantes

 

L’attitude scoliotique ou scoliose posturale n’associe quand à elle aucune rotation des corps vertébraux à l’inclinaison. La gibbosité n’apparaît donc pas lors de l’enroulement du rachis. Ce n’est qu’une adaptation à un déséquilibre postural. Celle-ci sera réductible et se corrige en position couchée.

Il faut néanmoins savoir que si la cause d’une attitude scoliotique n’est pas traitée, celle-ci pourra se transformer en une scoliose vraie.

 

La scoliose peut donc être localisée à différents niveaux du rachis :

  • lombaire
  • dorsal
  • cervical
  • à cheval sur deux courbures

 

Les causes sont diverses :

  • Idiopathique, soit sans cause organique identifiée, (70% des scolioses)
  • Génétique (maladie des os de verre, maladie de Duchenne…)
  • Métabolique (ostéoporose le plus souvent)
  • Congénitale (fusion de deux vertèbres)
  • Traumatique
  • Anatomique (différence de longueur de jambe, déformation du thorax, hyperlaxité…)
  • Infectieuse (sondylodiscite, abcès para-vertébraux…)
  • Hormonale (ostéoporose suite à la ménopause)
  • Neurologique (maladie de Friedreich, poliomyélite…)
  • Positionnelle (acquise chez l’adulte le plus souvent)

 

Plus elles débutent tôt, plus elles ont un risque d’évoluer. Il peut y avoir des conséquences cardio-respiratoires voir neurologiques dans les cas les plus évolués.

 

Traitement d’une scoliose :

– L’ostéopathie : Le but est de redonner de la mobilité au rachis et de travailler sur les effets secondaires de la scoliose (douleur d’épaule liée à la présence d’une bascule de la ceinture scapulaire, douleur en bas du dos liée à la bascule du bassin). L’ostéopathie permet d’améliorer le confort de vie du patient. Elle a également un rôle préventif, surtout chez les enfants, et permet la détection des attitudes scoliotiques qui sont encore corrigeables.

– La rééducation : La kinésithérapie musculaire et/ou respiratoire, méthode Mézières pour les muscles spinaux. Le renforcement musculaire réalisé par le kinésithérapeute est souvent indispensable à la stabilisation voir réduction de la scoliose.

– La podologie : si différence de longueur de jambe il y a, le port de semelles orthopédiques permettra de stabiliser le bassin et la progression de la scoliose chez l’adolescent.

– Orthopédique : le corset a pour but de corriger les déformations existantes et de permettre une évolution plus harmonieuse du rachis durant le reste de la croissance osseuse.

– Chirurgical : à l’aide de tiges de contention.

 

Conseils :

  • favoriser la natation (notamment le crawl et le dos)
  • faire des étirements pour le dos (voir article:  Etirements du dos)
  • limiter le travail debout
  • limiter les ports de charge d’autant plus ceux asymétriques

Si vous avez des questions n’hésitez pas à contacter votre ostéopathe de Lieusaint / Carré Sénart Aurore Anceaux au 06 86 79 88 35.

 

Les reflux du nourrisson et les bienfaits de l’ostéopathie

 

Quand parle-t-on de reflux:

Il s’agit de reflux lorsque le contenu, souvent liquide, de l’estomac remonte de long de l’œsophage voir dans la bouche. Les reflux de bébé peuvent également s’accompagner de régurgitations qui sont des vomissements sans effort appelées reflux gastro-œsophagiens (RGO). Elles se produisent entre 1 à 20 minutes après les repas et le plus souvent au cours des 3 à 5 premiers mois après la naissance.

 

A quoi sont-ils dû :

Tout d’abord, il faut rappeler que le muscle permettant de fermer l’estomac de l’œsophage est encore immature chez le bébé, ce qui peut expliquer certains reflux de bébé. Ce muscle se consolide tout au long de la première année de vie.

Un bébé trop gourmand présentera aussi des RGO car la quantité de lait par rapport au volume de son estomac est trop importante.

Une intolérance ou une allergie au lait peut également en être la cause.

Une anomalie au niveau de la deuxième porte de l’estomac (le pylore), celle qui conduit vers les intestins, peut également en être responsable.

Il peut se produire des RGO lors d’une différence de pression entre le thorax et l’abdomen: changement de position de bébé surtout lorsqu’on va l’allonger sur le dos.

D’un point de vu mécanique, lors de l’accouchement, des pressions ont été exercées au niveau des os du crâne et certains peuvent comprimer un des nerfs s’occupant d’une partie de l’innervation digestive.

Votre ostéopathe pourra donc aider votre enfant, notamment s’il s’agit de rééquilibrer la pression entre la cage thoracique et l’abdomen de bébé ou s’il s’agit d’un blocage mécanique post-traumatique de l’accouchement nuisant au bon fonctionnement digestif de bébé.

 

Comment savoir si bébé souffre de RGO :

  • En cas de régurgitation, c’est facile car du lait va remonté à distance des repas autour de la bouche de bébé mais parfois les reflux peuvent être silencieux c’est à dire sans régurgitation / vomissement.
  • Bébé peut pleurer et gesticuler dans le berceau sans parvenir à se calmer malgré vos bercements et comptines…parfois il refusera même le biberon.
  • Bébé peut avoir du mal à s’endormir surtout s’il est sur le dos et se réveiller la nuit de part l’irritation au niveau de l’œsophage.
  • Il peut également avoir des manifestations respiratoires : toux, étouffements, pneumonies ou bronchospasmes à répétitions…
  • Certaines affections peuvent apparaître secondairement au niveau de la sphère oto-rhino-laryngée : otites, sinusites, rhinopharyngites, laryngites…

 

Attention !

  • Si bébé rejette de la bile (liquide jaunâtre ou verdâtre) ou du sang
  • Si bébé a des vomissements en jet
  • Si bébé perd du poids à cause des vomissements ou par perte d’appétit
  • Si bébé fait des pauses respiratoires longues

Un rendez vous chez votre pédiatre s’impose pour la santé de bébé !

 

Quelles solutions :

  • Adapter la taille de la tétine pour limiter le débit de lait absorbé.
  • Faire des pauses lors de la tétée pour permettre l’évacuation de l’air absorbé lors de la déglutition.
  • Essayer de bien faire le rot de bébé après les repas.
  • Attendre 20 à 30 minutes avant d’allonger bébé après un repas et de préférence le mettre dans un siège incliné. Pour la nuit, il suffit de surélever légèrement son matelas d’un coté.
  • Eviter que bébé ne soit pas trop redressé pour ne pas comprimer l’estomac
  • Utilisation de lait épaissit voir certains médicaments limitant les reflux (conseils par votre pédiatre).
  • Consulter votre ostéopathe pour qu’il vérifie la bonne mécanique du crâne, les pressions exercées sur l’estomac de bébé ainsi que le bon fonctionnement de la succion.

 

Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à contacter votre ostéopathe de Lieusaint / Carré-Sénart  Aurore Anceaux au 06 86 79 88 35.