La scoliose

Nous parlons de scoliose quand certaines vertèbres du rachis ont réalisé un déplacement les unes par rapport aux autres dans les trois plans de l’espace (frontal, horizontal et sagittal). Cette modification est permanente.

Elle est détectée le plus souvent par le médecin généraliste, l’ostéopathe ou les parents.

Elle est présente davantage chez les femmes que chez les hommes et se développe le plus souvent entre 0 et 20 ans.

La formation d’une scoliose n’est pas forcement accompagnée de douleur de dos, elle se fait souvent ressentir lors des poussées de croissance.

A l’examen clinique, on observe une gibbosité (bosse à droite ou gauche sur les cotes s’il s’agit d’un scoliose dorsale) lorsque le patient se penche en avant jambes tendues. Il existe également la présence d’une épaule plus haute que l’autre voir d’une jambe plus haute que l’autre.

Capture d_écran 2018-04-16 à 11.09.34

Unknown-1

Sur les clichés radiologiques, les épineuses des vertèbres ne sont plus alignées verticalement les unes par rapport aux autres de par la rotation du rachis dans le plan horizontal. L’angle de la scoliose peut ainsi être calculée.

Pour maintenir le regard à l’horizontal, elle est souvent compensée par les vertèbres sus- ou sous-jacentes et forme alors un « S ».

Elle peut donc avoir différentes formes :

  • C (non compensée par les vertèbres sus et sous-jacantes)
  • S (compensée par les vertèbres sus et sous-jacantes

 

L’attitude scoliotique ou scoliose posturale n’associe quand à elle aucune rotation des corps vertébraux à l’inclinaison. La gibbosité n’apparaît donc pas lors de l’enroulement du rachis. Ce n’est qu’une adaptation à un déséquilibre postural. Celle-ci sera réductible et se corrige en position couchée.

Il faut néanmoins savoir que si la cause d’une attitude scoliotique n’est pas traitée, celle-ci pourra se transformer en une scoliose vraie.

 

La scoliose peut donc être localisée à différents niveaux du rachis :

  • lombaire
  • dorsal
  • cervical
  • à cheval sur deux courbures

 

Les causes sont diverses :

  • Idiopathique, soit sans cause organique identifiée, (70% des scolioses)
  • Génétique (maladie des os de verre, maladie de Duchenne…)
  • Métabolique (ostéoporose le plus souvent)
  • Congénitale (fusion de deux vertèbres)
  • Traumatique
  • Anatomique (différence de longueur de jambe, déformation du thorax, hyperlaxité…)
  • Infectieuse (sondylodiscite, abcès para-vertébraux…)
  • Hormonale (ostéoporose suite à la ménopause)
  • Neurologique (maladie de Friedreich, poliomyélite…)
  • Positionnelle (acquise chez l’adulte le plus souvent)

 

Plus elles débutent tôt, plus elles ont un risque d’évoluer. Il peut y avoir des conséquences cardio-respiratoires voir neurologiques dans les cas les plus évolués.

 

Traitement d’une scoliose :

– L’ostéopathie : Le but est de redonner de la mobilité au rachis et de travailler sur les effets secondaires de la scoliose (douleur d’épaule liée à la présence d’une bascule de la ceinture scapulaire, douleur en bas du dos liée à la bascule du bassin). L’ostéopathie permet d’améliorer le confort de vie du patient. Elle a également un rôle préventif, surtout chez les enfants, et permet la détection des attitudes scoliotiques qui sont encore corrigeables.

– La rééducation : La kinésithérapie musculaire et/ou respiratoire, méthode Mézières pour les muscles spinaux. Le renforcement musculaire réalisé par le kinésithérapeute est souvent indispensable à la stabilisation voir réduction de la scoliose.

– La podologie : si différence de longueur de jambe il y a, le port de semelles orthopédiques permettra de stabiliser le bassin et la progression de la scoliose chez l’adolescent.

– Orthopédique : le corset a pour but de corriger les déformations existantes et de permettre une évolution plus harmonieuse du rachis durant le reste de la croissance osseuse.

– Chirurgical : à l’aide de tiges de contention.

 

Conseils :

  • favoriser la natation (notamment le crawl et le dos)
  • faire des étirements pour le dos (voir article:  Etirements du dos)
  • limiter le travail debout
  • limiter les ports de charge d’autant plus ceux asymétriques

Si vous avez des questions n’hésitez pas à contacter votre ostéopathe de Lieusaint / Carré Sénart Aurore Anceaux au 06 86 79 88 35.

 

Les torticolis

Minerve

On parle de torticolis quand on est sujet à avoir une douleur aigue au niveau des cervicales liée à la contracture des muscles du cou et associée à une perte de mobilité du cou. Le blocage est le plus souvent musculaire et touche en particulier le SCOM (Sterno-cléido-occipito-mastoïdien) et les trapèzes.

On constate une inclinaison de la tête d’un coté avec une rotation de la tête du coté opposée à l’inclinaison.

Les torticolis peuvent apparaître de façon ponctuelle (suite à un mauvais mouvement…), de façon post-traumatique (chute, accident de voiture…) ou de façon récurrente/ chronique ( en cas de certaines pathologies comme l’arthrose ou infections buccales, ORL, état grippal …).

Suite à un traumatisme, il sera peut être nécessaire de réaliser des examens complémentaires de la zone pour vérifier son intégrité.

Il faut noter que les torticolis touchent davantage les femmes notamment après 35 ans et ménopausées.

Les causes sont multiples :

  • musculaire
  • articulaire
  • nerveuse
  • psychique
  • congénital

NB: Chez le nourrisson, le torticolis est peut être du à un raccourcissement des fibres musculaires de part sa position in-uéro ou tout simplement lié au traumatisme de l’accouchement (micro-traumatisme de la tête et des cervicales sur le bassin de la maman lors des contractions, utilisation de forceps / ventouses…)

Quelles solutions ?

  • Se reposer
  • Appliquer du chaud pour relâcher les muscles
  • Prendre des antalgiques et/ou des anti-inflammatoires sous prescription de votre médecin généraliste.
  • Consulter votre ostéopathe afin de rétablir le bonne mécanique des cervicales et éviter une récidive grâce à sa prise en charge globale.
  • En cas d’arthrose : Eviter les sports à choc ou vibrations et réaliser du renforcement musculaire auprès de votre kinésithérapeute pour stabiliser votre cou.
  • Le port d’une minerve peut également vous soulager se façon transitoire.
  • Chez le nourrisson, une prise en charge manuelle (ostéopathe et/ou kinésithérapeute) permettra d’éviter l’apparition de plagiocéphalie et d’acquérir une bonne rotation de tête.

Attention !

Si votre torticolis s’accompagne de vertiges,vomissements, fièvre, confusion, perte de force dans les bras voir paralysie ou encore d’une douleur dans la poitrine aigue => vous devez consulter votre médecin généraliste OU les urgences en première intension afin de réaliser des examens plus approfondis.

Si vous avez des questions n’hésitez pas à contacter votre ostéopathe de Lieusaint/ Carré Sénart Aurore Anceaux au 06 86 79 88 35.

 

Le syndrome de l’essui glace ou de la bandelette ilio-tibiale

 

Unknown

 

Vous êtes coureurs ou handballeurs le plus souvent lorsqu’une douleur face externe du genou survient. A quoi est due cette douleur? Que faire pour y remédier ?

Le syndrome de l’essui glace consiste à un frottement du fascia du tenseur lata. Ce muscle part du bassin pour se terminer sous forme de bandelette tendineuse sur la partie haute du tibia. Il se crée une inflammation du tendon, lors d’un effort répétitif de flexion de genou, se manifestant par une douleur face externe de genou.

Cette douleur survient le plus souvent au bout de quelques minutes d’entrainement (tout dépend de l’intensité du frottement exercé) et entraine souvent l’arrêt de l’activité de part la douleur. Si le syndrome n’est pas pris en charge, la douleur apparaitra de plus en plus rapidement lors de l’effort.

 

Les origines possibles :

  • des entrainements trop intenses ou répétés
  • une mauvaise attaque du pied lors de la course, saut ou marche
  • le terrain d’entrainement : montés et descentes sollicitent davantage les genoux tout comme les sauts répétés…
  • une prise de poids

 

Quels sont les gestes à adopter pour aller mieux :

  • Ralentir les séances d’entrainements
  • Glacer le genou afin de calmer l’inflammation tendineuse.
  • Réaliser des étirements pour favoriser une meilleure récupération musculaire
  • Vérifier l’état de vos chaussures de sport
  • Consulter votre ostéopathe afin de faire un bilan sur votre posture et de lever les contraintes mécaniques (le plus souvent) exercées sur vos articulations
  • Votre médecin généraliste pourrait être amené à vous prescrire des anti-inflammatoire en fonction du degrés de la douleur et des séances de kinésithérapie (massages, ultrasons…)
  • Faire un bilan podologique si besoin (semelles usées…)

 

Il est conseillé de ralentir voir d’arrêter l’activité sportive temporairement afin que la cicatrisation du tendon se face le mieux possible. La reprise du sport se fera progressivement et sans douleur.

 

Si vous avez des questions n’hésitez pas à contacter votre ostéopathe de Lieusaint / Carré Sénart Aurore Anceaux au 06 86 79 88 35.

Céphalées / Migraines peuvent être soulagées par l’ostéopathie

 

images

Elles touchent davantage les femmes que les hommes.

 

Les Migraines 

 

10 à 15% de la population Française est touchée par les migraines. Une personne sur deux soufrant de migraines ne consultent pas et vie avec ses « maux de tête ». La fréquence des crises est variable d’un individu à un autre.

 

La migraine se localise de façon unilatérale (un seul coté), elle est pulsatile, modérée ou sévère. Elle peut durer de 4 à 72H et être accompagnée de nausées, vomissements, sensibilité à la lumière (photophobie), sensibilité au bruit (phonophobies) et aux odeurs (osmophobies). Elle s’accompagne plus rarement d’auras (champs visuel perturbé). Les migraines se manifestent toujours au même endroit contrairement aux céphalées.

 

Il existe néanmoins d’autres types de migraines. Certaines sont en rapport avec le cycle hormonal, on parle de migraines cataméniales. Elles sont souvent déclenchées suite à a chute d’œstrogène avant les règles.

 

Enfin certaines migraines peuvent venir de la vue, on parle de migraines ophtalmiques. Elles sont souvent dues à une perturbation vasculaire ou à une faiblesse des muscles oculaires (origine travail devant écrans…). Elles se manifestent par une sensation de tiraillement des yeux, barre au niveau du front ou des tempes. Un bilan chez l’ophtalmologue est également souhaité afin de vérifier le niveau de vue et la fonctionnalité de l’œil (presbytie, myopie, hypermétrope, glaucome…).

 

Les céphalées

 

Elles sont souvent bilatérales, se manifestent en barre au niveau du front, au niveau des tempes, au niveau de la base du crane ou encore peut diffuser en casque de chaque coté du crane.

 

Les céphalées peuvent être de différents types :

  • Liées à des blocages mécaniques (articulaires et / ou musculaires) notamment au niveau des cervicales (Névralgie d’Arnold) qui diffusent en casque sur la tête. La cause peut être diverse : travail devant ordinateur, accident de voiture avec coup du lapin, chute sur le tête, arthrose cervicales…
  • Liées à des blocages psychosomatiques souvent lié au stress, anxiété ou un choc émotionnel…
  • d’origine alimentaire : lorsque certains organes sont sollicités de façon inhabituelle, ils peuvent manifestés leur dysfonctionnement par des maux de tête. Il est donc important de ne pas faire l’impasse sur l’hygiène alimentaire.
  • d’origine allergique : pollens, acariens, certains médicaments…
  • diverses causes : inflammation dentaires (caries..), fibromyalgie, hypertension, maladie de Horton (inflammation de l’artère temporale..), troubles ORL (sinusites, otite..)…

 

95% des céphalées sont bénignes mais en cas de fièvre, convulsions, apparition brutale et intense de maux de tête, nausées/vomissements, perte de poids ou d’appétit, troubles neurologiques (paralysie, amnésie, troubles de l’élocution, vertiges) consultez rapidement votre médecin généraliste voire les urgences.

 

Quelles solutions ?

 

En cas de migraines, se reposer dans un espace noir et calme est la meilleure solution.

Votre médecin généraliste peut vous prescrire des antalgiques comme le paracétamol ou anti-inflammatoire sans cortisone comme l’aspirine. Un traitement de fond peut même être envisagé en fonction de l’évolution des crises ainsi que des examens complémentaires plus approfondis.

L’ostéopathie, de part ces techniques crâniennes, musculaires, articulaires, fasciales et viscérales, pourra vous soulager et vous donner quelques conseils afin de diminuer la fréquence de la survenue des crises.

Les tisanes de camomille (feuilles séchées) ou de saule blanc (écorce) soulageront les « maux de tête » notamment dues à leurs vertus antalgiques.

Diffusez quelques gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée deux fois par jours durant une heure ou appliquer 2 gouttes pures sur les tempes et le front (attention aux yeux !!) ou encore imprégnez de la menthe poivrée sur une compresse humide que vous posez sur votre front.

Une bonne hydratation est importante surtout l’été et se protéger du soleil pour éviter une insolation.

Evitez le chocolat, l’alcool (vin blanc), les fromages (roquefort, brie, camembert), la charcuterie, le gibier, les poissons fumés, les harengs, les aliments contenant du glutamate à un taux important (plats chinois et certaines sauces) et certains fruits (avocats, framboises, bananes, pamplemousses, tomates…).

Favorisez les huiles de colza, de lin, de noix, les poissons gras et la consommation de menthe (en infusion ou directement parsemée sur le plat) et de gingembre (en infusion).

Attention à la consommation de cafés ou de thés qui peuvent soient traiter « les maux de tête » soient les déclencher.

images-2

 

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à contacter votre ostéopathe de Lieusaint / Carré Sénart Aurore Anceaux au 06 86 79 88 35.

Douleurs de mâchoire – Serrements de dents, que faire ?

image machoire

 

Les douleurs au niveau de la mâchoire sont fréquentes puisqu’elles concernent plus de la moitié de la population.

Elles peuvent être de différents types : musculaire, articulaire, ménisco-capsulo-ligamentaire et/ou nerveuses.

 

La présence de douleurs au niveau de la mâchoire peut avoir plusieurs origines :

  • Infections dentaires : caries, alvéolites, abcès, gingivites, parodontite…
  • Malocclusion : édentation, dysfonctions linguales…
  • Traumatismes directes (luxation articulation temporo-mandibulaire (ATM)) ou indirecte (entorses cervicales) qui sont à l’origine d’un décentrage de l’ATM
  • Hyperlaxité ligamentaire (chez la femme peut être liée à la sécrétion d’oestrogènes)
  • Pathologies : fibromyalgies, troubles endocriniens (hypothyroïdie), certains troubles du sommeil (orthèse d’avancée mandibulaire chez les personnes ayant de l’apnée du sommeil)…
  • Déformations osseuses (dysmorphoses dento-maxillaires)
  • Mouvements demandant une ouverture de bouche maximale forcée ou prolongée (manger des pommes ; bailler ; intubation ; opération des végétations, dents de sagesse ou amygdales sous anesthésie générale)
  • Certaines attitudes posturales liées à la présence de récepteurs posturaux au niveau de l’ATM.
  • Facteurs environnementaux : stress, anxiété…

 

Il faut savoir que lorsque l’on sert des dents la nuit de façon involontaire, en dehors des périodes de mastication ou de déglutition, on parle de bruxisme. Ce serrement ou grincement de dents se produit le plus souvent la nuit pendant le sommeil mais parfois aussi en journée. Lorsque l’on sert des dents la nuit, la douleur se fera principalement ressentir le matin au réveil.

 

Voici quelques symptômes que l’on peut retrouver en cas de douleurs de mâchoire et qui peuvent nécessiter un bilan dentaire ou ostéopathique :

  • bruits : craquements, crépitements
  • ressauts
  • douleurs au niveau de la mâchoire : en avant de l’oreille (ATM) et/ou des muscles manducateurs, sensibilité des dents.
  • limitation d’ouverture de bouche
  • cervicalgies
  • céphalées/ migraines
  • otalgies
  • sommeil non réparateur (fatigue au réveil)

 

La présence d’un mauvais fonctionnement de la mâchoire ne s’accompagne cependant pas toujours de douleurs mais il est important de le détecter pour en limiter les effets secondaires sur le long terme.

 

En effet, on peut constater plusieurs conséquences lors d’un mauvais fonctionnement de la mâchoire ou serrement/grincement des dents:

  • usure des dents (émail, dentine) voire fracture
  • sensibilité des dents au changement de température notamment au contact du froid, elle sera augmentée
  • problèmes articulaires de la mâchoire (blocages répétitifs de la mâchoire)
  • difficultés à s’alimenter de part la limitation d’ouverture de bouche et les douleurs qui peuvent accompagner le mouvement d’ouverture et de fermeture de la bouche

 

La prise en charge peut être multiple face à ces troubles :

  • Avoir une bonne hygiène dentaire ainsi qu’une brosse à dent adaptée et un dentifrice approprié.
  • La pose d’une gouttière (sous conseil de votre chirurgien dentiste) permettra de limiter l’usure dentaire.
  • Au niveau alimentaire : éviter tous les aliments durs qu’il faut croquer ou qui nécessite une ouverture de bouche importante (pommes, sandwich).
  • Eviter le contact dentaire en dehors des périodes de restauration : mastications de chewing-gums, se mordiller les lèvres, les ongles ou les joues…
  • Réalisation de massage par le patient des muscles de la mâchoire
  • Relaxation, sophrologie, yoga…
  • Un bilan chez votre ostéopathe pour qu’il vérifie si votre problème de mâchoire est :
    • Un problème local : dans ce cas il utilisera plusieurs techniques (intra-buccales et extra-buccales) qui permettent de relâcher les muscles du système manducateur et aussi de stimuler certains nerfs. Cela permet de décomprimer les articulations temporo-mandibulaires qui peuvent devenir douloureuses sur le long terme, secondairement à cette impaction, voir entrainer une limitation d’ouverture de bouche et des douleurs à la mastication.
    • Un problème postural : un déséquilibre postural peut modifier la position des cervicales et ainsi la contraction des muscles cervicaux et des muscles du cou (hyoïdiens) se répercutant secondairement sur la fonction de la mâchoire.
  • En cas de sommeil non réparateur, maux de tête au réveil, somnolence diurne, ronflements quotidiens très sonores pouvant s’accompagner de pauses respiratoires pendant le sommeil, de réveils nocturnes pour aller uriner : allez consulter un pneumologue afin de faire un bilan de votre sommeil.

 

Si vous avez des questions n’hésitez pas à contacter votre ostéopathe de Lieusaint / Carré Sénart Aurore Anceaux au 06 86 79 88 35.

 

 

La Sciatique chez la femme enceinte ! Que faire ?

grossesse-1

Qu’est ce qu’une sciatique ?

Il s’agit d’une compression d’une ou plusieurs racines nerveuses en bas du dos (L4/L5 ou L5/S1).

Quels signes vont être perçus ?

atteinte de la racine nerveuse L4/L5 : la douleur part du bas du dos, descend face latérale de cuisse puis face latérale du mollet et peut se prolonger vers le grand orteil.

– atteinte de la racine nerveuse L5/S1 : la douleur part du bas du dos, descend face postérieure de cuisse puis au niveau du mollet et peut se prolonger le long du pied vers le petit orteil.

Vous pouvez ressentir des douleurs musculaires (crampes, courbatures) de par l’innervation des ses racines envers certains muscles mais aussi des douleurs liées à l’irritation sensitive du nerf (fourmillements, engourdissements, brûlure). La douleur reste le plus souvent localisée au niveau du dos, de la fesse voir de la cuisse.

Pourquoi est-elle fréquente chez la femme enceinte ?

Au cours de la grossesse, il s’opère un changement au niveau des courbures rachidiennes. Le ventre s’arrondie de plus en plus et le développement du fœtus engendre une augmentation de la courbure des lombaires en extension. La position du bébé à droite ou gauche ainsi que la prise de poids progressive, viennent augmenter la pression au niveau des lombaires inférieurs d’où la possibilité d’un pincement/étirement transitoire des nerfs.

Comment soulager cette sciatique ?

En période de grossesse, les anti-inflammatoires sont tout à fait contre indiqués. D’autres solutions vont être envisagées :

  • Des exercices d’assouplissements pour votre dos. Ils peuvent être réalisés chez vous ou avec l’aide d’un kinésithérapeute. (ref : voir exercices avec ballon pour détendre les lombaires: Etirements du dos (cervicales, dorsales, lombaires), du thorax et des abdominaux)
  • Une prise en charge ostéopathique ayant pour but de travailler en décompression les zones restreintes (lombaires, bassin…) ainsi que le système digestif et/ou les organes du petit bassin si besoin. Un examen complet du corps sera également réaliser au cours de la consultation.
  • En cas de crise aigue, le port d’une ceinture de grossesse peut vous soulager
  • L’utilisation d’un coussin d’allaitement pour dormir : il vous permet de caller votre ventre et de faire reposer votre cuisse sur le coussin
  • Garder une petite activité physique : essayer de marcher un peu tous les jours
  • Sous acceptation de votre praticien/médecin, en cas de crise (décharge dans le membre inférieur) vous pouvez appliquer du froid en bas du dos une dizaine de minutes.

Ce qu’il faut éviter :

  • porter des talons hauts (ils vont augmenter la courbure en extension des lombaires)
  • ne pas porter de charges lourdes
  • plier les genoux lorsque l’on se baisse
  • s’asseoir pour s’habiller (tout du moins pour mettre le pantalon et les chaussures !)
  • en position assise, éviter de croiser les jambes

Si vous avez des questions n’hésitez pas à contacter votre ostéopathe Aurore Anceaux au 06 86 79 88 35.

Etirements du dos (cervicales, dorsales, lombaires), du thorax et des abdominaux

LE RACHIS

 

Etirements des cervicales et dorsales supérieures (trapèze, SCOM, scalènes, angulaire de la scapula, semi-épineux, splénius …):

Les muscles latéraux du cou:

Pour étirer le coté droit : En position assise, faire tomber son bras droit en dehors de la chaise le long du pied de chaise puis faire une inclinaison de tête gauche (opposée au bras tombé). L’inclinaison de tête peut être réalisée sans mise en tension initiale (les épaules détendus).  Au cours de l’inspiration, on maintient la position et lors de l’expiration, on gagne en inclinaison de tête. On peut gagner en inclinaison de tête en s’aidant de la main gauche (celle du bras non tombé).

=> Pour augmenter l’étirement, pencher le tête en avant en abaissant le menton et faire une rotation de tête du coté du muscle à étirer (c’est a dire du coté du bras tombé).

Les muscles antérieurs du cou:

Amener la tête en légère extension et réaliser des inclinaison droite puis gauche associées à des rotations droites et gauches de la tête (SCOM et Scalènes ++).

Les muscles postérieurs du cou :

Amener la tête en avant en abaissant le menton (flexion de tête) de façon centrée. Au cours de l’inspiration, on maintient la position et lors de l’expiration, on gagne en flexion de tête. On peut s’aider des mains pour gagner doucement en flexion de tête. Il peut être ajouter à la flexion de tête des rotations d’un coté puis de l’autre.

cervicales

 

Etirements des muscles des dorsales moyennes, inférieures et des lombaires (long dorsal, grand dorsal, trapèze, masse sacro-lombaire, carré des lombes…): 

1er étirement: Se mettre à quatre pattes, faire le dos rond, puis descendre les fesses vers les talons. Au cours de l’inspiration, on maintient la position et lors de l’expiration, on gagne dans la descente. Au début de l’exercice de descente, les muscles lombaires seront étirés puis en descendant ce sont ceux des dorsales. A la fin, faire glisser les mains vers l’avant en gardant les fesses sur les talons.

 

2ème étirement:Se mettre sur le dos puis amener les genoux vers la poitrine. Au cours de l’inspiration, on maintient la position et lors de l’expiration, on cherche à reprocher les genoux du thorax. Vous devez sentir que ça tire dans le dos.

dos-3

3ème étirement: Si vous avez un ballon (pour les femmes enceintes +++), s ‘asseoir sur le ballon. Les fesses partent vers l’arrière naturellement de telle sorte que le bas du dos est arrondi. Chercher à faire rouler le ballon vers l’avant, les cotés et l’arrière (ou faire des petits ronds) sans faire bouger vos pieds du sol afin de relâcher les muscles des lombaires.

dos-4

 

LE THORAX

 

Région latérale du tronc (intercostaux, grand dorsal, carré des lombes):

Cet étirement peut être réalisé assis ou debout. Etendre le bras du coté des muscles à étirer et induire une inclinaison du tronc contro-latéralement au coté étiré. Au cours de l’inspiration, on maintient la position et lors de l’expiration, on gagne en inclinaison. En position debout, on pourra gagner davantage en inclinaison.

 

LES ABDOMINAUX

 

Etirements des grands droits :

S’allonger vous sur le ventre, se mettre en appui sur les mains et se redresser doucement en expirant. Sur l’inspiration, on maintient la position et sur l’expiration, on se redresse jusqu’à sentit un étirement progressif au niveau des abdominaux. Amener la tête vers l’arrière doucement pour augmenter le paramètre d’étirement des abdominaux.

etirement-abdominaux-yoga-position-du-chien

Etirements des grands et petits obliques :

Pour les obliques du côté gauche : S’allonger sur le coté droit et plier la jambe gauche au dessus de la jambe tendue au sol. On laisse la jambe gauche reposer au sol, si elle ne touche pas on peut s’aider avec la main droite en maintenant le genou gauche vers le bas. Etendre le bras gauche vers l’arrière et tourner la tête vers la gauche comme sur la photo. Au cours de l’inspiration, on maintient la position et lors de l’expiration, on allonge la main gauche sur le sol tout en maintant le genou gauche vers le sol. Faites le même exercice de l’autre côté.

obliques

Transverse de l’abdomen:

Se mettre à quatre pattes, expirer en rentrant le ventre puis inspirer en gonflant le ventre, votre transverse est ainsi étiré.

transverse

Rééducation du périnée et exercices de renforcement

Rééducation du périnée et exercices de renforcement du périnée :

Le périnée

Le périnée est constitué d’un ensemble de muscles qui s’insèrent en forme de nappe du pubis au coccyx et de chaque coté, le long des branches ischio-pubiennes.

En temps normal, les muscles du périnée chez la femme soutiennent les organes abdominaux tels que la vessie, l’utérus et le rectum permettent ainsi la fermeture de l’urètre, du canal vaginal et du canal anal.

Lorsque vous êtes enceintes, le plancher pelvien doit soutenir votre bébé qui grandit progressivement au cours des 9 mois de grossesse. A terme, votre bébé pèse aux environs de 3kg. A cela, vous pouvez ajouter 1,5 kg pour le liquide amniotique et 1,5 kg pour le placenta. Votre périnée soutient donc 6 kg supplémentaires ce qui favorise le relâchement musculaire de ce dernier. Enfin, l’accouchement par voie basse est également un des facteurs qui va déséquilibrer la tonicité de votre périnée puisque le bébé passe au travers de celui-ci (baisse de 50% de la force du périnée). Il est donc important de le remuscler après une grossesse et surtout avant la reprise d’une activité sportive.

Plancher pelvien

Quelques signes qui peuvent révéler une fragilité de votre périnée :

  • Envie fréquente d’aller uriner et avoir du mal à se retenir (normalement 4 à 6 mictions/jours)
  • Fuites urinaires lors d’un effort de pression (rire, toux, sport, éternuement, port de charge…)
  • Infections urinaires
  • Impressions de ne pas vider sa vessie en entier
  • Difficulté à uriner ou jets faibles, intermittents ou en arrosoir
  • Avoir quelques gouttes retardataires au lever des toilettes
  • Constipation ou difficulté à évacuer les selles
  • Difficulté à retenir des gaz, ses selles
  • Présence de gaz vaginaux
  • Douleurs aux rapports sexuels

Il est conseillé de commencer la rééducation du périnée environ 6 semaines après l’accouchement. Néanmoins, la rééducation peut être réalisée à tout moment de la vie.

La rééducation pelvienne pourra être réalisée soit par un kinésithérapeute, soit par une sage femme. Normalement, dix séances sont prises en charge avec le professionnel choisi.

Cependant pour que cette rééducation soit efficace, il faudra réaliser les exercices quotidiennement pendant plusieurs mois (9 mois selon Roland Leclerc).

Je vais à présent vous conseiller certains de ces exercices que vous pouvez réaliser chez vous.

Pour tous les exercices, il est conseillé d’avoir la vessie vide.

Vous aurez besoin d’un tapis de sol et/ou d’une chaise.

Les exercices sont à réalisés de préférence le matin ou avant les repas.

1er exercice : (de Roland Leclerc)

  • Quand : Possible dès le lendemain de l’accouchement
  • Position initiale : allonger sur le dos sur le tapis de sol. Les jambes sont pliées, pieds au sol. Lever le bassin vers le haut en s’appuyant sur les pieds et reposer le dos doucement sur le sol en commençant par le haut du dos vers le bas du dos.
  • Exercice : respirer doucement et faiblement. Au moment de l’expiration, il faut que vous contractiez l’anus voir le vagin et le méat urinaire en même temps si vous y arrivez (pour cela penser que vous voulez éviter d’uriner ou de dégager un gaz).
  • Contraction : 3 secondes pour commencer avec un temps de repos de 5 secondes. Après 2 semaines, on peut passer à une contraction de 10 secondes avec un temps de repos de 10 secondes.
  • Nombre de fois : Il est conseillé de faire 30 à 40 fois cet exercice. Au début, bien sûre, commencer avec modération (une 10aine puis 20aine de fois).

2ème exercices : La fausse respiration (de Bernadette de Gasquet)

  • Quand : Possible dès le lendemain de l’accouchement
  • Position initiale : allonger sur le dos sur le tapis de sol. Les jambes sont pliées, pieds au sol. Lever le bassin vers le haut en s’appuyant sur les pieds et le reposer le dos doucement sur le sol en commençant par le haut du dos vers le bas du dos.
  • Exercice : Contracter le périnée comme pour la première technique. Souffler pour vider les poumons. Fermez votre bouche et votre nez avec votre main et gonfler votre cage thoracique comme si vous inspiriez tout en rentrant votre ventre. Vous pouvez contracter davantage votre périnée.
  • Contraction : 3 secondes pour commencer avec un temps de repos de 5 secondes. Puis passer à une contraction de 10 secondes avec un temps de repos de 10 secondes.
  • Nombre de fois : Faire 5 fois cet exercice.

positionnements 1-2-5-6

Exercices 1 – 2 – 5 – 6

3ème exercice : La chaise (de Bernadette de Gasquet)

  • Quand : Possible dès le lendemain de l’accouchement
  • Position initiale : assis sur une chaise, le dos droit.
  • Exercice : Contracter le périnée antérieur.
  • Contraction : 3 secondes pour commencer avec un temps de repos de 5 secondes. Puis passer à une contraction de 10 secondes avec un temps de repos de 10 secondes.
  • Exercice : Contracter le périnée postérieur.
  • Contraction : 3 secondes pour commencer avec un temps de repos de 5 secondes. Puis passer à une contraction de 10 secondes avec un temps de repos de 10 secondes.
  • Nombre de fois : Faire 5 à 10 fois cet exercice.

=> Variante : Faire le même exercice mais allongé sur le dos. Finir par une contraction des périnées antérieur et postérieur en même temps. Les contractions se font pendant l’expiration.

Exercice 3

Exercice 3

4ème exercice : Le demi-pont (de Bernadette de Gasquet)

  • Quand : Possible dès le lendemain de l’accouchement
  • Position initiale : mettre une chaise contre le mur. S’allonger sur le dos sur le tapis de sol près du siège et mettre les pieds sur le bord de la chaise. Les bras sont situés le long du corps, paume vers le haut.
  • Exercice : Contracter le périnée comme pour la première technique. Monter le bassin tout en expirant et maintenir la position quelques secondes puis monter encore davantage sur une autre expiration en poussant sur les bras. Vous pouvez contracter davantage votre périnée.
  • Contraction : de 5 à 10 secondes et gagner sur l’expiration suivante. Dans la monté, on contracte le périnée, et dans la descente, on le relâche.
  • Nombre de fois : Faire 5 fois cet exercice.

Exercice 4

Exercice 4

5ème exercice : L’ascenseur de Sylvia Gaussen

  • Quand : Possible dès le lendemain de l’accouchement
  • Position initiale : Allonger sur le dos sur le tapis de sol. Les jambes sont pliées, les pieds au sol. Lever le bassin vers le haut en s’appuyant sur les pieds et le reposer le dos doucement sur le sol en commençant par le haut du dos vers le bas du dos.
  • Exercice : Vous devez imaginer que votre périnée est un ascenseur qui peut monter et descendre au niveau de la taille. Au début vous devez imaginer que vous montez un étage puis attendre une seconde et montez un autre étage. Procédez ainsi jusqu’à aller au 4ème étage puis redescendez au premier étage (pas le RDC). Souriez et recommencer encore une fois.

Soyez détendue pendant l’exercice : ne raidissez pas les épaules et ne serrez pas les fesses.

6ème exercice : Imaginer le vagin comme une grotte avec un plafond, un sol, des murs.

  • Quand : Possible dès le lendemain de l’accouchement
  • Position initiale : allonger sur le dos sur le tapis de sol. Les jambes sont pliées, les pieds au sol. Lever le bassin vers le haut en s’appuyant sur les pieds et le reposer le dos doucement sur le sol en commençant par le haut du dos vers le bas du dos.
  • Exercice :
    • Chercher à remonter le plancher de la grotte
    • Chercher à abaisser le plafond de la grotte
    • Chercher à resserrer les murs de la grotte
    • Chercher à cumuler les 3 contractions ci-dessus
  • Nombre de fois : maintenir la contraction de 5 à 10 secondes et repos de 5 à 10 secondes (en inspiration et expiration normales) puis gagner dans le paramètre rechercher et cela sur 5 répétitions pour les 4 exercices.

7ème exercice :

  • Quand : Possible dès le lendemain de l’accouchement
  • Position initiale : Allonger sur le dos sur le tapis de sol. Les jambes sont pliées, les pieds au sol. Lever le bassin vers le haut en s’appuyant sur les pieds et reposer le dos doucement sur le sol en commençant par le haut du dos vers le bas du dos.
  • Exercice : Garder les genoux pliés et mettre un petit ballon entre les deux cuisses. Vous allez prendre une grande inspiration et sur l’expiration vous allez serrez doucement le ballon entre les cuisses pour commencer puis contracter doucement le périnée puis contracter les abdominaux et rentrer le ventre. Maintenir la position puis inspirer en maintenant encore les contractions. Sur l’expiration suivante vous allez relâcher les abdominaux puis le périnée et en dernier le ballon.
  • Nombre de fois : 5 à 10 fois

Exercice 6

Exercice 7

Pilate post-natal : (voir vidéo réalisé par Molly coach sportif sur synactiv Santé: pilate post-natal)

  • Quand : 6 semaines après l’accouchement
  • Temps : 10 minutes par jours
  • Travail : ventre, abdominaux, dos, périnée, jambes, circulations.
  • Position initiale : allonger sur le dos sur le tapis de sol. Les jambes sont pliées. Lever le bassin vers le haut en s’appuyant sur les pieds et le reposer le dos doucement sur le sol en commençant par le haut du dos vers le bas du dos.
  • Exercice 1: plier les genoux en les ramenant l’un après l’autre au dessus du ventre. Les mains sont posées sur les genoux et on va faire des mouvements circulaires des deux genoux en même temps. Faire 5 fois cet exercice dans chaque sens.
  • Exercice 2 : plier les genoux en les ramenant l’un après l’autre au dessus du ventre. Allonger les bras le long du corps. Rentrer le ventre et descendre de façon alterner la jambe droite puis le jambe gauche. Garder le dos bien droit contre le sol et les cuisses détendues. Faire descendre chaque jambe entre 10 et 5 fois.
  • Exercice 3 : plier les genoux en les ramenant l’un après l’autre au dessus du ventre. Allonger les bras le long du corps. Les cuisses sont perpendiculaires au bassin et les jambes fléchies à 90°. Chercher à lever la poitrine vers le ciel et amener la tête en avant. On décolle les mains du sol pour les avoir parallèles au sol. Faire 5 fois une série de 5 secondes.
  • Exercices 4 : Même exercice que précédemment mais lever et abaisser les bras sur le coté. A faire 1 fois pendant 10 secondes.
  • Exercice 5 : en position initiale mettre un coussin entre ses cuisses (petit et un peu épais) que l’on va serrer entre ses genoux avec le bas des abdominaux et le périnée. Le fais 10 fois avec une contraction de 5 secondes.
  • Etirement du dos (6) : Assise jambes semi-fléchies (fesses et talons en contact avec le sol), les bras sont tendus droit devant. Le but est de l’enrouler vers l’avant en gardant les bras tenus. Le faire 3 fois.

Capture d’écran 2016-09-06 à 12.55.04

Vous pouvez aussi utiliser des accessoires  comme des boules de gaisha ou des cônes vaginaux pour renforcer votre périnée (http://perinee-intime.fr/cone-vaginal-perinee/)

Quelques conseils à suivre au moins un mois :

  • Rester allongé le plus possible, au moins les 7 premiers jours. Rappelons qu’après votre accouchement, l’utérus fait encore 4 fois son poids initial.
  • Eviter de porter des charges lourdes les premiers mois après l’accouchement.
  • Ne pas pousser aux toilettes que se soit pour uriner ou aller à la selle.
  • Ne pas se retenir d’aller uriner. Cela ne renforcera en aucun cas votre périnée, en revanche vous risquez de vous déclencher des infections urinaires.
  • Penser à contracter le périnée les premiers mois après l’accouchement lorsque vous riez, toussez ou éternuez.
  • Prendre RDV à l’avance avec votre kinésithérapeute ou sage femme pour votre rééducation et faire les exercices régulièrement chez soit.
  • Pour votre confort, en cas d’incontinences persistantes, n’hésitez pas à porter des protections adaptées pour ce type de problème.
  • Arrêter de fumer car cela favorise les infections urinaires et éviter de boire du café car cale stimule l’envie d’uriner. Eviter également les épices, jus d’agrumes, boissons gazeuses et alcool.

Si vous avez des questions suite à la lecture de cet article ou des difficultés à réaliser les exercices, n’hésitez pas à contacter votre ostéopathe de Lieusaint Aurore Anceaux au 06 86 79 88 35.

Les reflux du nourrisson et les bienfaits de l’ostéopathie

 

Quand parle-t-on de reflux:

Il s’agit de reflux lorsque le contenu, souvent liquide, de l’estomac remonte de long de l’œsophage voir dans la bouche. Les reflux de bébé peuvent également s’accompagner de régurgitations qui sont des vomissements sans effort appelées reflux gastro-œsophagiens (RGO). Elles se produisent entre 1 à 20 minutes après les repas et le plus souvent au cours des 3 à 5 premiers mois après la naissance.

 

A quoi sont-ils dû :

Tout d’abord, il faut rappeler que le muscle permettant de fermer l’estomac de l’œsophage est encore immature chez le bébé, ce qui peut expliquer certains reflux de bébé. Ce muscle se consolide tout au long de la première année de vie.

Un bébé trop gourmand présentera aussi des RGO car la quantité de lait par rapport au volume de son estomac est trop importante.

Une intolérance ou une allergie au lait peut également en être la cause.

Une anomalie au niveau de la deuxième porte de l’estomac (le pylore), celle qui conduit vers les intestins, peut également en être responsable.

Il peut se produire des RGO lors d’une différence de pression entre le thorax et l’abdomen: changement de position de bébé surtout lorsqu’on va l’allonger sur le dos.

D’un point de vu mécanique, lors de l’accouchement, des pressions ont été exercées au niveau des os du crâne et certains peuvent comprimer un des nerfs s’occupant d’une partie de l’innervation digestive.

Votre ostéopathe pourra donc aider votre enfant, notamment s’il s’agit de rééquilibrer la pression entre la cage thoracique et l’abdomen de bébé ou s’il s’agit d’un blocage mécanique post-traumatique de l’accouchement nuisant au bon fonctionnement digestif de bébé.

 

Comment savoir si bébé souffre de RGO :

  • En cas de régurgitation, c’est facile car du lait va remonté à distance des repas autour de la bouche de bébé mais parfois les reflux peuvent être silencieux c’est à dire sans régurgitation / vomissement.
  • Bébé peut pleurer et gesticuler dans le berceau sans parvenir à se calmer malgré vos bercements et comptines…parfois il refusera même le biberon.
  • Bébé peut avoir du mal à s’endormir surtout s’il est sur le dos et se réveiller la nuit de part l’irritation au niveau de l’œsophage.
  • Il peut également avoir des manifestations respiratoires : toux, étouffements, pneumonies ou bronchospasmes à répétitions…
  • Certaines affections peuvent apparaître secondairement au niveau de la sphère oto-rhino-laryngée : otites, sinusites, rhinopharyngites, laryngites…

 

Attention !

  • Si bébé rejette de la bile (liquide jaunâtre ou verdâtre) ou du sang
  • Si bébé a des vomissements en jet
  • Si bébé perd du poids à cause des vomissements ou par perte d’appétit
  • Si bébé fait des pauses respiratoires longues

Un rendez vous chez votre pédiatre s’impose pour la santé de bébé !

 

Quelles solutions :

  • Adapter la taille de la tétine pour limiter le débit de lait absorbé.
  • Faire des pauses lors de la tétée pour permettre l’évacuation de l’air absorbé lors de la déglutition.
  • Essayer de bien faire le rot de bébé après les repas.
  • Attendre 20 à 30 minutes avant d’allonger bébé après un repas et de préférence le mettre dans un siège incliné. Pour la nuit, il suffit de surélever légèrement son matelas d’un coté.
  • Eviter que bébé ne soit pas trop redressé pour ne pas comprimer l’estomac
  • Utilisation de lait épaissit voir certains médicaments limitant les reflux (conseils par votre pédiatre).
  • Consulter votre ostéopathe pour qu’il vérifie la bonne mécanique du crâne, les pressions exercées sur l’estomac de bébé ainsi que le bon fonctionnement de la succion.

 

Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à contacter votre ostéopathe de Lieusaint / Carré-Sénart  Aurore Anceaux au 06 86 79 88 35.